Certification
Le Shark vole depuis un an, il a accumulé plus de 150 heures de vol. Le rappport de cette activité aérienne détaillée a été reporté ces dernières semaines à l’autorité Tchèque, premier pays ayant délivré sa certification au Shark. Si la certification des ULM repose en France sur un système déclaratif, le processus, aussi bien en République Tchèque qu’en Allemagne est assez contraignant et en tous les cas très bien encadré. Outre les calculs de résistance de la structure et des différents composants principaux. Le dossier doit, bien entendu, passer en revue les calculs de centrage, mais aussi les tests parachute roquette, les calculs de vitesse et de facteur de charge limite. Au delà de la théorie, il est exigé un test à la rupture du longeron principal. A ce sujet, il est intéressant de savoir que la limite élastique a été passée sous un effort de 12g à la masse équivalente de 600kg (ces tests seront en effet valides pour la future version ELA) A ce facteur de charge limité, il y a eu certes des dommages permanents, mais pas de rupture stricto sensu. Même dans ces conditions tout à fait en dehors du domaine de vol normal, le pilote pourrait encore se dérouter sur le terrain le plus proche pour réparations. La cellule doit résister à un test non destructif ; par exemple, le prototype a été soumis à plus de 5g devant les experts agréés avant d’être remis en vol.

